Catégorie : Histoire

Chaos crédit geralt

L’âge de l’incertitude

Le

Billet de Marie-Thé Morin

Photo : Chaos | Crédit photo : Gerd Altmann

Je tire ma révérence de ce blogue où j’ai eu du plaisir à laisser libre cours à ma pensée.

Je tire ma révérence un peu comme je suis entrée en matière.

En me posant des questions sur le temps qui passe. Sur les choses inachevées. Sur les choses qu’on laisse inachevées sans l’avoir voulu. Sur les choses inachevées, parce que bousculées, tuées dans l’œuf, abandonnées, achetées ou modifiées génétiquement, perçues comme trop nouvelles, dangereuses, subversives, hérétiques et que sais-je encore.

Drôle de monde dans lequel nous vivons. Nous vivons dans l’âge de l’incertitude. Le passé n’existe plus et l’avenir n’est pas simple à imaginer. Entre les deux, il y a le présent encombré comme un fourre-tout où l’on met trop de choses à faire tout de suite. Le présent a perdu beaucoup de son ludisme : il est souvent source d’angoisse et d’urgence où le plaisir n’a pas le temps de faire sa niche. (suite)

http://ineverreallylikedyou.blogspot.ca/2012/11/blog-post.html?view=mosaic

vol solitaire solidaire sol

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Billet rédigé par Maryse Arseneault

Tableau : Sérigraphie sur objet trouvé | Artiste : Jennifer Bélanger

Cette fois-ci je me suis permis de déambuler un peu en prose, un peu en réponse à des articles et billets de blogue vus  ces dernières semaines. Entre autres, le dernier texte de Marie-Thé Morin sur l’histoire – ou l’absence de contexte historique – à la télé, et l’autre, une entrée WordPress de Pieuvre et Thé (coincidences?!!) sur le manque d’action concrète de la part des artistes de cette génération en matière politique radicale. Mon billet est un peu comme le mois d’avril, il fait chaud quelques jours et juste après il fait froid à nouveau et je sais plus quel habit porter pour aller travailler. Je n’ai pas complété mon ménage du printemps encore, alors mes idées sont all over the place.

Une fois sur dix je me lève du mauvais pied comme aujourd’hui, ne pas être capable de me rendormir parce que le trop-plein d’échéances tourbillonne dans mon cerveau qui aimerait dont retourner à ses rêves de s’envoler par-dessus l’immeuble à dix-sept étages des assurances l’Assomption. Aujourd’hui dans mon insomnie matinale je me suis dit que je n’aimais pas ça être artiste. J’aime faire de l’art, pis j’aimerais changer le monde, être plus engagée dans ma communauté, faire une différence, mais être artiste (je l’ai déjà mentionné dans un billet précédent) me rend parfois mal à l’aise. (suite)

Eugène Delacroix réalisée en 1830, inspirée de la révolution des Trois Glorieuses

Histoire disparue

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Billet rédigé par Marie-Thé Morin

Tableau : La liberté guidant le peuple | Artiste : Eugène Delacroix 

Avez-vous remarqué? L’Histoire a disparu de nos écrans de télévision. Pas seulement des diffuseurs généralistes, mais même de stations qui se spécialisent, justement, en Histoire. Pourquoi?

L’Histoire est-elle trop manipulable? Les théories de conspiration et de complots mettent-elles trop à mal ses versions officielles?

En travaillant sur un projet d’écriture récemment, on m’a dit que l’aspect historique qu’il contenait était trop grand pour éveiller l’intérêt des jeunes. Et cela, même si le fait historique était en filigrane de l’action qui se passait de nos jours. Curieux. Bizarre. Pour la passionnée d’Histoire que je suis, cette affirmation est incompréhensible. Je suis d’ailleurs convaincue qu’on peut rendre sexy l’Histoire avec un grand H. Et ce n’est certainement pas en l’évacuant des conversations et de nos créations qu’on aidera notre civilisation humaine mondiale à passer à une étape supérieure.

Où allons-nous collectivement? La question se pose de plus en plus. Mais les réponses n’abondent pas. Pourquoi? On pourra invoquer que c’est parce que plus personne ne sait d’où il vient. Que la vie se passe tout de suite, sans vision globale, dans la seconde qui vient et qui meurt, que la vie se passe dans l’instant d’un divertissement qui ne dure pas, dans la minute où naissent, vivent et meurent un éclat de rire ou les pleurs, qu’elle se consume dans l’exploitation d’une richesse naturelle sans penser aux conséquences, qu’elle se déroule dans l’indifférence généralisée envers le projet de loi C-51 qui confère au Service du renseignement de sécurité des pouvoirs extraordinaires pour espionner des Canadiens sur de simples soupçons, comme si on se servait d’une mitraillette pour tuer un moustique.

Et ensuite?

(suite)