Catégorie : Multidisciplinarité

Nature et Âme

Le

Billet de Pierre Leichner en collaboration avec la Fédération culturelle canadienne-française

Vidéo et crédit | Michel Legault

 C’est le mariage de l’âme avec la Nature qui …donne naissance à l’imagination | Henry David Thoreau

En opposition à l’aspect non démocratique et intellectuellement élitiste d’une grande partie de l’art visuel contemporain, je fus attiré par la pratique en médiation culturelle après avoir terminé ma maîtrise en beaux-arts. Selon moi, l’art a perdu sa place comme moyen de comprendre et découvrir à travers sa lentille des différentes disciplines comme la science. Les pratiques en médiation culturelle sont, ce que je considère, des techniques efficaces de renouveler une connexion avec le grand public de tous les âges.

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L’artiste, fier bâtisseur de la culture

Le

Impro en mouvement : cellule de médiation culturelle en milieu scolaire franco-ontarien

Billet de Anik Bouvrette

Vidéo et crédit | Michel Legault

À titre de fondatrice et directrice artistique de Tara Luz Danse, j’ai toujours eu le profond désir d’aller à la rencontre des jeunes et les sortir de leur zone de confort en suscitant leur créativité. Pour moi, la danse revêt un énorme potentiel d’expression et je crois que tout le monde peut danser. Avec Impro en mouvement, nous sommes une équipe de quatre artistes en danse et en musique qui ont encadré les élèves à créer leur propre œuvre d’improvisation en mouvement sur musique «live» inspirée par les jeux d’improvisation qui guident notre processus de création professionnel.

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Crédit Mathieu Léger

païenne – pure laine – scotch tape – parapluie

Le

la francophonie et mon identité semi-perméable

Billet de Maryse Arsenault

Photo : Sous une assiette d’argent | Crédit photo : Mathieu Léger

Pour mon dernier billet, j’avais déjà choisi d’aborder plus spécifiquement mon sentiment d’appartenance à la francophonie hors Québec, alors c’est de circonstance que sa parution tombe drette sur la fête de la Saint-Jean! Sans vouloir être redondante, je ne peux m’empêcher de revenir sur l’idée de solitude-solidarité que je vis à Montréal, comme artiste francophone hors Québec. Cette fois-ci j’aimerais discuter de deux-trois choses qui me tracassent. Ça tourne surtout autour de mon statut de privilégié de peau blanche, que je baigne dedans même si je m’identifie plutôt à une minorité invisible: Acadienne de sang mi’kmaq, breton, écossais – pas si française que ça vraiment, mais assez française pour reconnaitre le rôle de mes ancêtres dans la colonisation violente des Amériques. C’est ce mélange de descendance d’oppresseurs et d’opprimés qui crée un conflit identitaire dans mon intérieur. (suite)

Chaos crédit geralt

L’âge de l’incertitude

Le

Billet de Marie-Thé Morin

Photo : Chaos | Crédit photo : Gerd Altmann

Je tire ma révérence de ce blogue où j’ai eu du plaisir à laisser libre cours à ma pensée.

Je tire ma révérence un peu comme je suis entrée en matière.

En me posant des questions sur le temps qui passe. Sur les choses inachevées. Sur les choses qu’on laisse inachevées sans l’avoir voulu. Sur les choses inachevées, parce que bousculées, tuées dans l’œuf, abandonnées, achetées ou modifiées génétiquement, perçues comme trop nouvelles, dangereuses, subversives, hérétiques et que sais-je encore.

Drôle de monde dans lequel nous vivons. Nous vivons dans l’âge de l’incertitude. Le passé n’existe plus et l’avenir n’est pas simple à imaginer. Entre les deux, il y a le présent encombré comme un fourre-tout où l’on met trop de choses à faire tout de suite. Le présent a perdu beaucoup de son ludisme : il est souvent source d’angoisse et d’urgence où le plaisir n’a pas le temps de faire sa niche. (suite)

Du créer seul au vivre ensemble

Le

Retour sur une expérience de médiation culturelle

Billet de Jonathan Roy

Vidéo et crédit | Chris LeBlanc [Le Blanc Tape]

L’idée par défaut de l’artiste, dans la perception collective, le veut généralement solitaire, isolé, voire pas ou peu impliqué dans la vraie vie de la cité. Tout seul dans son atelier, à sa table de travail ou au fond de son bar, il est facile de le cantonner à l’idée reçue de l’artiste travaillant pour lui et pour une poignée de pairs. Comme j’œuvre principalement en poésie, c’est d’autant plus facile de me rallier à ce modèle, d’en faire un archétype à incarner pour réussir, le geste même de l’écriture étant en soi perçu comme étant profondément introspectif et son décodage réservé à quelques initiés.

Or, depuis quelques années, je me suis heurté à un paradoxe important, à une idée a priori difficilement compatible avec cette vision par défaut : il me semblait que la pratique de la poésie, de l’art en tant que prise de parole primale, pourrait pourtant bénéficier à tous, au-delà du carnet du poète, du monde du livre et des lancements peu fréquentés. Il me semblait que les effets bénéfiques d’une prise de parole libre et créative, viscérale, pourraient contribuer à construire des citoyens plus émancipés, plus heureux, et mieux habiletés à prendre la parole pour fabriquer un espace de vie à leur image tout en meublant le mien. Bref, que ce serait peut-être en démocratisant l’expérience artistique, en la rendant accessible à toutes les tranches de la société, qu’on pourrait aspirer à une vie commune moins divisée, opposant ceux qui sont en mesure de prendre la parole et ceux qui ne le sont pas.

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Le travail par amour des voyages versus le voyage par amour du travail

Le

Et si les voyages suggèrent-ils une carrière saine?

Billet de Véronique Poulin

Photo : Un violon en voyage | Crédit photo : Pixabay

Bienvenue à bord!

Assise dans le siège 12D, je regarde les ailes de l’avion par ma fenêtre. Je m’agite quand la jolie hôtesse de l’air m’informe que mon violon doit être placé plus loin dans les cabines en arrière « pour faire plus de place » entre parenthèses. « Oh, non non, ça ne me dérange pas de quitter de vue la raison même pour laquelle je fais ce voyage : un pti 3000 piastres qui m’aide à gagner d’autres pains… bougez-le et gardez vos sacoches proches ». Je dois saisir cette occasion de laisser aller ma première inquiétude du voyage – et je souris aux deux vieilles dames dans les sièges derrière moi. Ce n’est pas de leur faute, si j’ai choisi un violon au lieu de l’harmonium. Je prends une grande respiration et je relâche en jetant mon regard vers la ligne à l’horizon séparant le bleu du blanc. J’ai aussi l’impression que les nuages essaient de me dire que je dois ne m’inquiéter de rien. J’ai mes câbles, mes pédales, mon convertisseur de pouvoir, mon journal, ma tablette et mes quatre compagnons de voyage exceptionnels. Pourquoi m’inquiéterais-je? Mais puisque c’est mon premier voyage au-dessus de l’Atlantique et que je n’aurai pas d’arrêt en France pour me changer les idées, j’ai peur que ma mother tongue reste non-utilisable jusqu’à mon vol de retour lorsque l’hôtesse de l’air annoncera « Welcome Aboard!… Bienvenue à bord! ». (suite)

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La musique contemporaine dans nos écoles : une nouvelle culture

Le

billet rédigé par : Véronique Poulin

crédits photos :

photo de couverture : Olivier Chesler, flickr

deuxième photo : Matt Gibson, flickr

Apprendre le français à l’école, c’est comme apprendre un instrument. Il y a la technique, l’accent, le vocabulaire, l’expression, l’intonation, et la culture qui sont propres à chaque langue, ou dans ce contexte, à chaque instrument.

Aussi, en s’appuyant sur les différentes recherches qui ont pu démontrer l’utilité de la musique dans la salle de classe, il apparait tout à fait pertinent d’intégrer un programme de musique comme nouvel outil d’enseignement dans les écoles secondaires. Sachant que les adolescents sont de nos jours très influencés par leur environnement et par la technologie, notre système éducatif est incontestablement à même de comprendre et d’anticiper les attentes de la relève artistique afin de lui offrir la meilleure formation possible.

(suite)