Catégorie : Médiation culturelle

Nature et Âme

Le

Billet de Pierre Leichner en collaboration avec la Fédération culturelle canadienne-française

Vidéo et crédit | Michel Legault

 C’est le mariage de l’âme avec la Nature qui …donne naissance à l’imagination | Henry David Thoreau

En opposition à l’aspect non démocratique et intellectuellement élitiste d’une grande partie de l’art visuel contemporain, je fus attiré par la pratique en médiation culturelle après avoir terminé ma maîtrise en beaux-arts. Selon moi, l’art a perdu sa place comme moyen de comprendre et découvrir à travers sa lentille des différentes disciplines comme la science. Les pratiques en médiation culturelle sont, ce que je considère, des techniques efficaces de renouveler une connexion avec le grand public de tous les âges.

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L’artiste, fier bâtisseur de la culture

Le

Impro en mouvement : cellule de médiation culturelle en milieu scolaire franco-ontarien

Billet de Anik Bouvrette

Vidéo et crédit | Michel Legault

À titre de fondatrice et directrice artistique de Tara Luz Danse, j’ai toujours eu le profond désir d’aller à la rencontre des jeunes et les sortir de leur zone de confort en suscitant leur créativité. Pour moi, la danse revêt un énorme potentiel d’expression et je crois que tout le monde peut danser. Avec Impro en mouvement, nous sommes une équipe de quatre artistes en danse et en musique qui ont encadré les élèves à créer leur propre œuvre d’improvisation en mouvement sur musique «live» inspirée par les jeux d’improvisation qui guident notre processus de création professionnel.

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Du créer seul au vivre ensemble

Le

Retour sur une expérience de médiation culturelle

Billet de Jonathan Roy

Vidéo et crédit | Chris LeBlanc [Le Blanc Tape]

L’idée par défaut de l’artiste, dans la perception collective, le veut généralement solitaire, isolé, voire pas ou peu impliqué dans la vraie vie de la cité. Tout seul dans son atelier, à sa table de travail ou au fond de son bar, il est facile de le cantonner à l’idée reçue de l’artiste travaillant pour lui et pour une poignée de pairs. Comme j’œuvre principalement en poésie, c’est d’autant plus facile de me rallier à ce modèle, d’en faire un archétype à incarner pour réussir, le geste même de l’écriture étant en soi perçu comme étant profondément introspectif et son décodage réservé à quelques initiés.

Or, depuis quelques années, je me suis heurté à un paradoxe important, à une idée a priori difficilement compatible avec cette vision par défaut : il me semblait que la pratique de la poésie, de l’art en tant que prise de parole primale, pourrait pourtant bénéficier à tous, au-delà du carnet du poète, du monde du livre et des lancements peu fréquentés. Il me semblait que les effets bénéfiques d’une prise de parole libre et créative, viscérale, pourraient contribuer à construire des citoyens plus émancipés, plus heureux, et mieux habiletés à prendre la parole pour fabriquer un espace de vie à leur image tout en meublant le mien. Bref, que ce serait peut-être en démocratisant l’expérience artistique, en la rendant accessible à toutes les tranches de la société, qu’on pourrait aspirer à une vie commune moins divisée, opposant ceux qui sont en mesure de prendre la parole et ceux qui ne le sont pas.

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